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Faire son compost : nos 5 conseils

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Faire son compost : nos 5 conseils
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Les bons gestes
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18/05/21

Près d’un quart de la poubelle d’un foyer français est constitué de déchets organiques. Et c’est vachement dommage de ne pas les utiliser : biodégradables, ils peuvent être valorisés pour devenir un super engrais bio, prêt à nourrir nos plantes et nos jardins ! Et si on se meuhttait au compost ?

Que l’on dispose d’un jardin ou que l’on vive en appartement, le compost est la bio-nne solution pour réduire ses déchets ménagers et fabriquer un fertilisant naturel et très efficace. Voilà comment réussir son compost en 5 conseils pratiques.

Comment fonctionne le compost ?

Le principe du compost se base sur le fait que les matières organiques ont la capacité de se décomposer et pourrir : elles sont fermentescibles. Ces résidus, d’origine végétale ou animale, sont dégradés par des micro-organismes, grâce à la présence d’oxygène. Ce processus de fermentation, ou compostage, permet d’obtenir au final le compost, une matière riche en azote, potassium, phosphore et autres minéraux et oligo-éléments. Et c’est ce dont la terre a besoin pour être bien nourrie et assurer une belle croissance aux plantes !

C’est ainsi que ça fonctionne dans la nature : par exemple, en forêt, la décomposition des feuilles produit de l’humus, qui va enrichir le sol de matière organique. Le compost est une façon de reproduire ce cycle naturel de fertilisation.

Pourquoi faire son compost maison ?

Faire son compost maison est un bon geste pour la planète, car c’est une façon de contribuer à réduire le traitement des déchets. Il faut savoir qu’en France, on incinère des millions de tonnes de déchets organiques : une opération qui nécessite de l’énergie et émet du gaz à effet de serre. Donc moins on a besoin de traiter les déchets, meuh c’est !

Le compostage permet en même temps d’obtenir du compost, un fertilisant super économique et écologique. Que l’on dispose d’un jardin, d’un balcon, ou en appartement, c’est la bio-nne solution pour réduire ses déchets ménagers et fabriquer un engrais 100 % naturel et hyper efficace.

Voilà comment faire (et réussir) son compost en 5 conseils pratiques :

1 - Choisir la meuhthode de compostage adaptée :

  • Faire son compost dans un jardin :

​Dans un très grand jardin, on peut réaliser son compost en formant simplement un tas au sol, dans un endroit ensoleillé, à l’abri du vent : un composteur vraiment vachement simple ! 

Pour un petit jardin, un bac à compost en bois ou un silo sera plus adapté. Le tas de déchets organiques va se transformer naturellement en compost en présence d’eau et d’oxygène, grâce aux bactéries, champignons, vers et autres petits insectes.

  • Faire un compost en appartement, sur son balcon ou dans un garage : 

On opte pour le lombricompostage : ce sont les lombrics, donc les vers de terre, qui vont faire l’essentiel du travail de transformation. On peut acheter sa « lombricompostière » dans le commerce, ou fabriquer ce composteur soi-même : pour environ 1 kilo de déchets de cuisine par semaine, choisir un bac en plastique opaque ou fabriquer un bac en bois (c’est meuh) d’environ 30 cm de hauteur, 30 de large et 60 de long. Les vers s’achètent dans les magasins de pêche (compter environ 50 vers pour 100g de déchets par jour). 

Ensuite, on tapisse le fond du composteur avec du papier journal, recouvert d’une couche de terreau de quelques centimètres, sur laquelle on dépose les vers. On leur laisse une semaine, le temps de se faire à ce nouvel environnement, avant de déposer ses déchets organiques découpés en petits morceaux. Attention, si votre composteur est sur un balcon, les lombrics craignent les écarts de température :  mieux vaut le rentrer à l’intérieur par grand froid ou forte chaleur.

2 - Composter seulement ce qui se composte vraiment

Voici ce qu’on peut mettre dans son composteur : 

  • Les déchets de cuisine : 

Epluchures, restes de fruits et de légumes, coquilles d’oeufs, restes carnés (gras, couenne –mais pas d’os–, arrêtes de poisons), pain rassis, 

Marc de café, feuilles de thé,

Essuie-tout et mouchoirs en papier

  • Les déchets végétaux du jardin : 

Gazon tondu, fleurs fanées, taille de haies, paille, foin, 

Feuilles mortes, écorces d’arbre, aiguilles de pin,

Sciures et copeaux de bois 

Meuh attention pour le lombricompostage, les vers n’apprécient pas les produits suivants : la viande, les croûtes de fromage, les épices, les agrumes, l’ail et l’oignon ! On a beau être un ver de terre, on n’en a pas moins un goût délicat !

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3 - Varier ce qu’on met dans son compost :

Comme la dégradation naturelle est un processus chimique, c’est vachement important de mélanger des catégories opposées de déchets pour que le compostage fonctionne bien. Le meuh pour réussir son compost est donc de brasser :

– les déchets carbonés/secs (branches, paille, carton, sciure, copeaux de bois, papiers, écorces, feuilles mortes…) dits “déchets bruns”

– avec les déchets azotés/humides (déchets de cuisine, pousses vertes et tontes de gazon) dits “déchets verts”

L’idéal est de maintenir un équilibre entre les deux : par exemple, pour un volume de pelouse on ajoute un volume de feuilles mortes, pour un volume d’épluchures un volume de papier, etc. 

En ville, si vous disposez de peu de « déchets bruns », utilisez de la litière de paille compressée qu’on trouve facilement en animalerie ou jardinerie.

4 - Être patient, la nature prend son temps !

Pour le lombricompostage, il faut veiller à démarrer doucement, en respectant l’appétit des vers ! Sinon les déchets ne seront pas décomposés correctement et fermenteront. Ca fera fuir les vers, et le compost dégagera une meuhvaise odeur… 

Au début, notre conseil est d’attendre que les premiers déchets incorporés commencent à être mangés avant d’en rajouter dans le composteur, puis d’augmenter  le rythme très progressivement. Comptez 3 à 4 mois avant de jeter la totalité des vos déchets organiques dans votre lombricomposteur… et disposer bientôt de votre propre engrais !

Pour un compost traditionnel, il faudra 8 à 12 mois avant d’obtenir une matière utilisable pour le jardinage.

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5 - Surveiller l’aération et l’humidité pendant le compostage

Quand les matières organiques fermentent sans air (décomposition anaérobie), les mauvaises odeurs apparaissent. Il faut donc veiller à une bonne aération pour favoriser les bactéries aérobies : 

  • En mélangeant bien au compost existant les déchets qu’on ajoute , 
  • En brassant régulièrement le compost en tas ou en bac dans le jardin, surtout au début, puis une fois tous les un à deux mois. 

Il faut aussi surveiller l’humidité : ni trop, ni trop peu ! Dans l’idée, une poignée de compost serrée dans la main doit rester en forme, sans dégouliner. Si le compost est trop sec, il faut l’arroser légèrement ou y rajouter des matières humides, ou dans le cas contraire l’assécher en rajoutant des déchets bruns ou secs. Et voilà le résultat !

Votre compost a une couleur presque noire, il ressemble à du terreau, on n’y voit plus de résidus de déchets et il sent vachement bon la terre et l’humus ? Il est prêt à être utilisé ! Le compost mûr s’utilise pratiquement pour tout : gazon, plantes vivaces, haies, semis, arbres fruitiers, potager, plantes d’intérieur en pot… Il doit être répandu au sol ou au pied des plantes. 

Le lombricompostage génère aussi une sorte de liquide couleur thé, aussi appelé “lombrithé” : dilué à 10 %, c’est un super fertilisant pour les plantes en pot.

Des tas de solutions si on ne veut pas composter chez soi !

Par manque de place, ce n’est pas toujours évident de composter en appartement. Meuh rien ne nous empêche de mettre nos déchets organiques de côté pour :

– les apporter sur un site municipal de compostage de proximité (se renseigner auprès de sa mairie)

– se joindre aux initiatives individuelles de compostage partagé, dont la carte collaborative se trouve ici

– à Paris, utiliser les composteurs de quartiers gérés par des associations (39 en activité, répartis sur 13 arrondissements), dont la liste se trouve ici

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Sources :

https://www.acteursduparisdurable.fr/fr/fiches-pratiques/trier-et-composter-ses-dechets

https://www.terrevivante.org/436-le-lombricompostage.htm https://mon-potager-en-carre.fr/reussir-son-compost-2-methodes-a-connaitre/

 




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